La classe virtuelle : entrevue avec Nathalie Doré

February 16, 2014, par Nathalie Doré

Spécialiste en stratégies d’apprentissage, Nathalie occupe le poste de Chef de pratique, Stratégies d’apprentissage et développement des équipes de formation. Elle travaille depuis plus de 15 ans à concevoir des stratégies et des programmes destinés à développer le savoir-faire et le savoir-être des employés de tous les niveaux dans le but d’accroître leur efficacité et leur engagement. Créative et passionnée par l’évaluation et le transfert des apprentissages, elle vous accompagnera dans l’élaboration ou la refonte de vos stratégies et programmes de formations.

Mme. Doré, selon votre expérience, quels sont les enjeux liés à la classe virtuelle?

Les enjeux principaux sont liés à la culture de l’organisation et à la perception de ce qu’est la classe virtuelle. Il est nécessaire pour l’entreprise de positionner clairement le choix de la classe virtuelle auprès de ses employés. Sinon, ils pourraient être enclins à penser qu’il s’agit d’un « second » choix, effectué sur des bases de réduction des coûts de déplacement et que l’entreprise n’a pas à cœur le développement de leurs compétences. L’impact de cette perception négative est majeur sur l’implication des participants dans la formation et sur le succès de l’implantation de la classe virtuelle en termes de résultats. Bien évidemment, il faut également considérer les aspects techniques qui doivent entrer en compte dans la phase d’évaluation, même si ils représentent de moins en moins un enjeu majeur du fait de l’évolution des technologies.

En tant que responsable de la formation, sur quels critères dois-je me baser pour choisir ou non une classe virtuelle?

Plusieurs critères vont conditionner le choix de la classe virtuelle :

  • La dispersion géographique : lorsque les participants sont dispersés géographiquement dans plusieurs bureaux, la classe virtuelle présente un réel avantage
  • Le type de contenu : certains contenus sont plus appropriés que d’autres
  • L’environnement des participants : bureaux fermés ou aires ouvertes. Selon l’environnement, certaines stratégies sont à mettre en place pour favoriser le succès.
  • Le type de plateforme : une plateforme déjà intégrée type Microsoft Communicator, ou bien des solutions comme Adobe Classroom, Webex, Svie Solutions ou un fournisseur clé en main comme WebEvent Solutions, etc.

Quelle est la valeur ajoutée de ce mode de diffusion de formation?

La classe virtuelle permet de former en même temps plusieurs groupes répartis sur de larges territoires ou d’offrir une plus grande accessibilité à de plus petits groupes ou à des personnes à qui on n’offrirait pas de la formation, car ils sont trop loin. On peut aussi enregistrer une session pour visionnement ultérieur, maximisant ainsi l’investissement. C’est un mode de diffusion par excellence pour les mises à jour techniques, la communication d’informations et de politiques. Elle permet aussi une meilleure accessibilité à des connaissances spécifiques : recourir au service d’un expert qui pourrait se situer dans un autre pays pour une conférence, même de courte durée à des coûts beaucoup plus abordables.

Quelles sont les conditions de succès?

Selon moi, il y a quatre conditions principales :

  1. La communication et l’encadrement des participants. L’entreprise doit être claire en communiquant son choix de la classe virtuelle et prendre en compte que contrairement à une formation en salle, pour laquelle les participants se déplacent sur leur temps de travail, lors d’une classe virtuelle, ils restent à leurs postes de travail. Souvent le taux de participation est plus faible, car ils ne la considèrent pas la formation en classe virtuelle comme étant aussi importante, puisqu’on ne les a pas fait se déplacer.
  2. La mise en place d’un environnement approprié qui facilitera l’apprentissage. Par exemple, si les participants sont à aire ouverte, prévoir des casques d’écoute et des affiches à apposer près de leurs bureaux pour indiquer qu’ils sont « en formation » pour éviter les interruptions des collègues. Il faut être attentif à ce qui pourrait représenter un obstacle dans leur environnement.
  3. La formation des animateurs de classe virtuelle. L’approche est tout de même différente que lors d’une formation en classe. Le contenu proposé doit être adapté en conséquence. Dans une classe virtuelle, il faut être attentif au débit et à la variation de la voix et recréer le mouvement physique que l’on aurait en classe à l’écran, cela nécessite plus d’interaction avec les participants, plus de questions (les inciter à utiliser des boutons de vote…) pour les garder attentifs et actifs, car il est plus facile de perdre l’attention des participants.
  4. Le respect des meilleures pratiques : 90 min maximum! Créer également un guide du participant à distance, désactiver les alertes courriel, se mettre sur boite vocale pour limiter les distractions…

Comme dans toute formation, il ne faut pas manquer son coup…sinon on perd beaucoup de crédibilité.

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